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Le travail en quête de sens ?

04/05/2010

La revue Sciences Humaines a mis le travail au coeur de son dossier du mois de décembre : « le travail en quête de sens » : Le travail fut longtemps assimilé à une figure typique : celle du paysan dans le champ puis celle de l’ouvrier en usine.

En un demi-siècle, la montée des services a changé le visage du travail. Le monde du tertiaire est devenu largement dominant : infirmière ou caissière, enseignant ou employé au guichet, cadre ou facteur. Le travail physique a laissé la place à des activités plus cérébrales et relationnelles. Féminisation, déclin du temps de travail, montée de la formation, montée de l’incertitude aussi : les évolutions sont multiples. Le travail est doublement en quête de sens. Pour les sociologues, il s’agit de penser ses métamorphoses au seuil du XXIe siècle. Pour chacun d’entre nous, le sens du travail a une signification plus intime qui consiste à répondre à ces questions : que vais-je faire aujourd’hui ? Et pourquoi ?

Un dossier passionnant sur les nouveau sens ou non-sens du travail !

Source : http://www.scienceshumaines.com/le-travail-en-quete-de-sens

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Redécouvrir le travail avec Richard Sennett – A lire

26/02/2010

Un livre remarquable sur les « nouveaux artisans » du monde moderne, et sur le besoin de relier à nouveau le penser, l’agir et le faire…

Présentation de l’éditeur

En proposant une définition de l’artisanat beaucoup plus large que celle de  » travail manuel spécialisé « , Richard Sennett soutient que le programmateur informatique, l’artiste, et même le simple parent ou le citoyen font oeuvre d’artisan. Ainsi pensé, l’artisanat désigne la tendance foncière de tout homme à soigner son travail et implique une lente acquisition de talents où l’essentiel est de se concentrer sur sa tâche plutôt que sur soi-même. Dans ce livre stimulant, Richard Sennett aborde l’expertise sous toutes ses déclinaisons – depuis les exigences de la technique jusqu’à l’énergie inlassable que nécessite tout bon travail. Nous voyageons ainsi à travers le temps et l’espace, des tailleurs de pierre de la Rome antique aux orfèvres de la Renaissance, des presses du Paris des Lumières aux fabriques du Londres industriel ; nous observons les expériences de l’informaticien, de l’infirmière, du médecin, du musicien ou du cuisinier.

Face à la dégradation actuelle des formes de travail, l’auteur met en valeur le savoir-faire de l’artisan, coeur, source et moteur d’une société où primeraient l’intérêt général et la coopération. Et tandis que l’histoire a dressé à tort des frontières entre la tête et la main, la pratique et la théorie, l’artisan et l’artiste, et que notre société souffre de cet héritage, Richard Sennett prouve que  » Faire, c’est penser « .

Richard Sennett enseigne la sociologie à la New York University et à la London School of Economics. Auteur du Travail sans qualités (2000), Respect (2003), La Culture du nouveau capitalisme (2006), publiés aux éditions Albin Michel, il a reçu de nombreux prix pour l’ensemble de son oeuvre.

http://www.amazon.fr/Ce-que-sait-main-lartisanat

« Ce que sait la main : La culture de l’artisanat de Richard Sennett (Auteur), Pierre-Emmanuel Dauzat (Traduction) – Albin Michel »

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Le management par objectifs, un management trop facile ?

22/12/2009

Le management par objectifs ou le management trop facile ?

Un article d’un professeur de l’ESCP me donne cette idée. Extraits:

La logique sous-jacente au management par objectifs est simple : il est souvent plus simple de définir ce que l’on attend que la manière de l’obtenir. Ne pouvant définir « la » bonne manière de conduire l’activité, en particulier lorsque les projets ou métiers deviennent trop complexes, il est plus simple et plus responsabilisant de s’entendre sur des objectifs et de laisser aux opérationnels le soin de s’organiser pour y parvenir. Si ces objectifs sont atteints, récompensons les individus à l’aide de primes, s’ils ne le sont pas, sanctionnons-les.(…)

Mais les effets les plus néfastes sont à craindre lorsque se développe une forme d’ »autisme managérial », où le top management fixe des objectifs présentés comme non négociables, et ne souhaite plus prêter d’attention aux difficultés vécues par les acteurs qui réalisent l’activité. Au-delà du stress et de la violence que ces mécanismes génèrent pour les individus, le top management peut rapidement se retrouver pris à son propre piège. En effet, à partir du moment où tout écart par rapport aux objectifs devient synonyme d’incompétence, plus aucune information sur les dysfonctionnements ne filtre jusqu’aux organes dirigeants. Les opérationnels – middle managers, techniciens, acteurs projets –- deviennent plus animés par la peur de la sanction et le culte de l’indicateur que par le travail bien fait. Ils doivent de plus en plus jongler et prendre des risques pour réaliser leurs objectifs tout en menant à bien leur activité. Dans de telles situations, la direction risque de perdre le contrôle de l’entreprise.(…)

Source : Le Monde.fr

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